Publié le 01/01/2026

Mes frères et sœurs d'Afrique,
Chers jeunes, chères femmes, chers artisans,
Une nouvelle année commence.
Mais avant de regarder devant, regardons ce que nous laissons derrière.
2025 nous a tout montré.
Elle nous a montré que l'instabilité politique n'épargne personne.
Elle nous a montré que la jeunesse africaine est fatiguée d'attendre des miracles qui ne viennent jamais.
Elle nous a montré que nos femmes portent ce continent à bout de bras, souvent sans reconnaissance.
Elle nous a montré que nos artisans créent des merveilles dans l'ombre, loin des projecteurs et des financements.
2025 nous a aussi montré une vérité dérangeante :
Nous pouvons tout perdre en un instant — mais nous pouvons aussi tout reconstruire si nous le décidons.
Alors, en ce 1er janvier 2026, posons-nous la seule question qui compte :
Allons-nous enfin DÉCIDER ?
Décider de ne plus attendre qu'on nous sauve.
Décider de ne plus mendier des opportunités.
Décider de ne plus subir l'Histoire — mais de l'écrire.
Thomas Sankara disait :
« L'esclave qui n'est pas capable d'assumer sa révolte ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s'il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d'un maître qui prétend l'affranchir. »
2026 ne nous affranchira pas.
Nous devons nous affranchir nous-mêmes.
Et cet affranchissement a un nom :
LE TRAVAIL.
Pas le travail pour survivre.
Le travail pour DOMINER.
Jeunes d'Afrique,
Arrêtons de chercher un emploi. Créons-en dix.
Arrêtons d'attendre une opportunité. Devenons-en une.
Cette année, formons-nous comme si notre vie en dépendait — parce que c'est le cas.
L'Afrique ne manque pas de talents.
Elle manque de talents qui OSENT.
Femmes d'Afrique,
Vous n'êtes pas "importantes". Vous êtes ESSENTIELLES.
Sans vous, rien ne tient.
2026 doit être l'année où vous cessez de porter en silence.
Portez, oui — mais IMPOSEZ-VOUS.
Que votre voix soit entendue. Que votre valeur soit reconnue.
Artisans d'Afrique,
Vos mains créent ce que les machines ne pourront jamais reproduire : l'âme.
Chaque pièce que vous façonnez est un acte de souveraineté.
Mais il est temps de passer de l'ombre à la lumière.
Digitalisez-vous. Structurez-vous. Imposez-vous.
Kwame Nkrumah avait raison :
« Nous devons unir nos efforts pour atteindre la rédemption de notre continent. Nous devons montrer au monde que nous sommes capables de gérer nos propres affaires. »
2026 sera l'année du test.
Test de notre capacité à créer plutôt qu'à consommer.
Test de notre capacité à bâtir plutôt qu'à détruire.
Test de notre capacité à nous unir plutôt qu'à nous diviser.
Et ce test, nous ne le passerons pas dans les palais.
Nous le passerons dans les ateliers, les marchés, les champs, les startups, les écoles.
Alors voici mon vœu pour 2026 :
Que cette année soit celle où nous arrêtons de parler et commençons à FAIRE.
Que chaque jeune devienne un entrepreneur.
Que chaque femme devienne une leader.
Que chaque artisan devienne une référence.
L'Afrique ne se construira pas dans les discours.
Elle se construira dans l'action quotidienne de millions d'Africains qui refusent la médiocrité.
2026 ne nous sauvera pas par magie.
Mais si nous décidons d'en faire NOTRE année, elle peut tout changer.
Alors, mettons-nous au travail.
Créons. Produisons. Innovons. Transmettons.
Parce que l'Afrique ne nous attendra pas.
Mais elle nous appartient — si nous la saisissons.
Bonne année 2026.
L'année de la décision.
L'année de l'action.
L'année de l'Afrique qui ne demande plus la permission.
Dr Brice HONDI